M. Romain Lascar
Conseiller pédagogique départemental – École Inclusive
L’outil la Machine Magique d’Hélène constitue un dispositif pédagogique innovant, à l’interface entre la remédiation cognitive, la stimulation sensorimotrice et le développement des fonctions exécutives.
Conçu pour solliciter simultanément l’attention, la mémoire de travail, l’inhibition et la coordination visuo-motrice, il favorise l’engagement actif de l’élève et permet une évaluation fine des processus cognitifs en jeu. L’approche ludique et interactive contribue à maintenir une motivation durable.
Utilisé dans le cadre de projets personnalisés (PPS, PAP, ou PPRE), cet outil s’inscrit dans les orientations de l’École Inclusive et contribue au développement des compétences cognitives et psychosociales. Son usage en complément d’un accompagnement pédagogique et éducatif ou rééducatif permet de renforcer les capacités d’autorégulation, la confiance en soi et la persévérance scolaire.
La Machine Magique d’Hélène représente une aide pertinente, modulable pour soutenir les apprentissages et favoriser l’inclusion.
Mme. Lajus, directrice et enseignante de l’école de Clermont (Classe de CP/CE1)
e.clermont@ac-bordeaux.fr
J’utilise la Machine Magique d’Hélène quotidiennement dans ma classe de CP/CE1 depuis un peu plus d’un an. Cette année, j’ai aménagé un espace dédié à cet outil afin de le rendre pleinement accessible aux élèves.
Pour mes CE1, j’affiche chaque semaine une fiche en lien avec les nouvelles notions travaillées en classe (synonymes, homophones, additions à trous…). Une fois leur travail terminé, ils peuvent se rendre en autonomie à la Machine Magique pour réviser ou s’entraîner.
Pour mes CP, qui ne sont pas encore lecteurs, nous réalisons une fiche collectivement chaque jeudi. Je la projette au vidéoprojecteur et chaque élève vient déplacer une tirette à tour de rôle. Nous corrigeons ensemble si nécessaire, ce qui favorise la verbalisation et la compréhension.
J’utilise également la Machine Magique en APC, notamment pour travailler la compréhension de consignes ou la résolution de problèmes. Dans ce cadre, je fais parfois passer les élèves individuellement, ou bien nous réalisons la fiche en petit groupe (deux questions par élève).
Les élèves adorent utiliser la Machine Magique. Lorsqu’ils sont plusieurs à répondre, chacun veut être celui qui valide pour faire apparaître la récompense finale ! Cet aspect ludique motive fortement et favorise la concentration.
Le principe selon lequel toutes les réponses doivent être correctes pour obtenir la récompense encourage les élèves à prendre le temps de réfléchir et à ne pas se précipiter.
C’est un outil à la fois ludique, motivant et pédagogique, que je recommande vivement.
Mme Caroline Pierré, coordonnatrice de l’ULIS du collège Rosa Parks de Pouillon
La machine magique d’Hélène : un souffle nouveau sur notre ULIS
Cette année, la machine magique d’Hélène est arrivée à point nommé !
L’organisation du dispositif ULIS a évolué : beaucoup d’élèves en même temps, des niveaux très différents et des plans de travail individualisés à concevoir. Parmi eux, trois élèves TSA (troubles du spectre de l’autisme) : l’un non verbal, un autre suivi en hôpital de jour et ne passant pas par l’écrit, et un troisième refusant d’apprendre à lire.
Sur le dispositif, nous travaillons en équipe, les AESH et moi-même, avec deux objectifs majeurs :
1️⃣ Que chaque élève soit le plus souvent possible en situation d’apprentissage.
2️⃣ Les amener progressivement vers davantage d’autonomie dans leur travail, leur emploi du temps et l’utilisation de leur plan de travail.
J’avais déjà créé des ateliers de mathématiques et de français, structurés selon une progression cycle 2 / cycle 3, avec des versions « scolaires » (leçons, exercices, corrections) et des activités de manipulation.
Cette année, j’ai eu besoin de trouver de nouveaux outils pour que chacun puisse travailler en autonomie pendant que je m’occupe d’un élève ou d’un petit groupe.
Et Hélène est arrivée, avec sa machine magique !
G. s’est installé pour l’essayer. Magique, vraiment : il a compris son fonctionnement avant tous les adultes autour de la table !
Magique aussi, car G. refusait jusqu’ici de déchiffrer seul. Accompagné, oui ; mais jamais en autonomie. Et là, le voilà qui lisait les syllabes une par une, pour de vrai, motivé par le mystère à résoudre.
Quand le petit lutin est apparu pour dire « bravo ! », il a sursauté… avant de déclarer, fidèle à lui-même et avec son goût pour la contradiction, qu’il n’aimait ni le lutin ni sa voix ! Hélène lui a alors répondu qu’il pourrait choisir un autre personnage et une autre voix : incroyable !
Les autres élèves et AESH trépignaient d’impatience.
Hélène nous a ensuite présenté ses belles fiches variées, disponibles sur un drive partagé.
Je me suis empressée de les imprimer, mais ce sont surtout les matrices qui m’ont intéressée : elles permettent de créer ses propres exercices !
Depuis, j’ai commencé à concevoir mes propres fiches en lien avec mes ateliers « papier ».
L’idée : proposer sur la machine un exercice différent mais proche de celui de l’atelier écrit, pour renforcer les apprentissages.
J’ai même commencé à créer des fiches pour le soutien en inclusion, comme en physique-chimie sur la loi d’Ohm pour mes élèves de 3ᵉ.
Et comme tous les moyens sont bons pour aller plus vite, je m’aide parfois de l’IA pour générer des QCM ou des énoncés !
La machine magique d’Hélène m’encourage à toujours plus d’inventivité. Et quand j’ai un petit coup de moins bien, c’est souvent là qu’Hélène m’envoie un message, avec de nouvelles fiches qu’elle a créées. Oui, Hélène ne me lâche pas : elle est toujours là pour partager ses idées.
G. continue d’utiliser la machine en autonomie, déchiffre seul et reste au travail sans aide constante, plus longtemps : un vrai changement ! Il progresse aussi dans d’autres domaines : après avoir réussi sa fiche, il va photocopier lui-même son travail, y écrit la date puis la range dans le bon classeur. Et, cerise sur le gâteau, il laisse son ordinateur portable au profit de la machine.
Cette machine a vraiment été le déclencheur
Pour L., on n’en est pas encore là, mais la machine, utilisée avec son AESH, l’aide à entrer enfin dans les apprentissages.
Il refuse l’écrit, mais la manipulation des petits bâtonnets lui plaît. Et surtout : seulement 6 questions !
L. fatigue vite ; il peut ainsi terminer son travail, le corriger, et partir en récréation satisfait.
Et les grands ? Oui, eux aussi ont essayé !
La fiche de vocabulaire d’Hélène les a fait réfléchir autrement. C’est aussi ça, la magie : ces fiches confrontent chacun à ses propres difficultés. Quand « le lutin ne sortait pas », tout le monde s’est regroupé pour chercher l’erreur : un vrai travail d’équipe !
Ce qui est amusant aussi, c’est de voir les élèves s’approprier la machine à leur manière : certains l’utilisent à l’horizontale, d’autres à la verticale, d’autres encore la tiennent en l’entourant de leur bras. Chacun choisit la proximité qu’il souhaite avec la machine, comme s’il établissait sa propre relation avec elle.
Et puis, garder un bâtonnet toujours à la main pendant qu’on réfléchit, quitte à le reposer parce que ce n’est pas le bon, c’est réconfortant pour tous — un petit geste rassurant, presque un rituel.
Les élèves aiment s’aider, certains travaillent en duo. Tout est possible.
Pour l’instant, la machine reste dans notre salle, mais pourquoi ne pas imaginer qu’elle accompagne les élèves en inclusion ?
Je suis certaine qu’ils feraient des jaloux !
J’aimerais aussi la faire découvrir aux AESH accompagnant hors dispositif, car elle pourrait devenir un outil précieux pour les révisions.
Je n’en suis qu’au début de mes aventures avec cette machine, mais la magie a déjà opéré.
Plusieurs élèves se sont remis au travail, acceptent de se tromper, de revenir sur leurs erreurs.
Hélène est venue comme une fée bienveillante, apportant, grâce à sa machine, un souffle magique pour de nouveaux apprentissages !
Mme NARP, enseignante en cycle 2 à l’école Marie Curie de St Paul Lès Dax
La machine d’Hélène… un outil « magique » pour la classe!
Les élèves s’en emparent comme d’un jeu et font et refont les compétences demandées sans s’en rendre compte. Les enfants sont valorisés quel que soit leur niveau et nous avons pu travailler des notions dans tous les domaines, que ce soit en atelier dirigé ou en autonomie en présence d’une aesh.
Le seul problème, c’est que tous veulent l’utiliser ! Avec une seule machine pour la classe, il faut aussi apprendre la patience !
Mme Sylvania Bart, enseignante en élémentaire et en ULIS Collège
J’utilise La machine d’Hélène régulièrement avec mes élèves, et je tiens à souligner la grande qualité de cet outil pédagogique. Elle les aide à mieux organiser leurs idées et à mieux comprendre les consignes. La clarté de l’interface et la richesse des ressources proposées en font un support à la fois accessible, stimulant et favorise l’autonomie.
Les élèves apprécient particulièrement l’aspect ludique de l’outil.

